TRANSAT

CONCERT

Vendredi 25, samedi 26 novembre à 20h30 et dimanche 29 à 16h

TRIO VOCAL ET CORDES
CHANSON FOLK ARTISANALE
Musique de salon
TRANSAT, c’est le CETA de la chanson, sans les OGM, sans le poulet aux hormones et sans le tribunal arbitraire. C’est l’histoire de deux hommes, d’un luthier canadien qui rencontre un violoncelliste francobasque!! Tous deux chanteurs, chacun dans sa propre langue, Barthab et Galen Hartley revisitent leur répertoire au coin du feu. Chemin faisant, ils croisent la route d’une femme,Thérèse Labrousse, Violoniste, spécialiste du bruitage en tous genres, praticienne du « bayou » et du fou rire harmonique, elle s’installe sur cette troisième chaise, vide, qui n’attendait qu’elle.
Un thé, une bière, un verre de whisky plus tard, l’accord est signé. TRANSAT.
Un artisanat d’homme tantôt urbain tantôt du maquis, au sein d’un coup d’archet féminin. Amis et amies du Folk, de la chanson et de la musique classique, prenez place.

BARTHAB

« On dit de mes chansons qu’elles sont à textes, engagées et on me
classe comme tel. On me compare à Brel, Renaud, Saez, aux Ogres de Barback
et quelque part … ça m’agace !
Je me demande comment fonctionne le classement, et surtout qui le fait. Si
les matchs à l’extérieur comptent double ou pas. Je me demande, aussi, s’il est
réellement possible d’écrire des chansons désengagées ou sans texte … »

Thérèse Labrousse

Galen Hartley

« Ce n’est pas que personne n’osait chanter quand nous étions ados, mais personne n’osait
ou ne savait réellement écrire. Je parle de quelque chose de cohérent, qui ait un sens. Nous, nous
n’écoutions principalement que de la musique sociétale, politique je dirais même … Allant du Rap
au Punk. Nous nous interdisions de poser au hasard les mots les uns à côté des autres. Faire
semblant de faire de la poésie, jouer les poètes … On ne comprenait pas. On était en colère, on
était des « rebelles », ou en tous cas c’est ce à quoi nous voulions ressembler. On avait des tas de
slogans écrits sur nos fringues, nos sacs à dos, nos skates, des pantalons déchirés et des chaussures
de sécurités aux pieds … Inutile de te dire que des phrases du genre « les étoiles dans tes yeux à la
mélancolie pure de tes mèches blondes » , c’était clairement pas possible pour nous. Fallait être
positionné, prendre part et si possible contester. En fait il fallait contester, je crois bien que c’était
ça le mot d’ordre. J’ai donc appris par la force des choses à construire une pensée, tout d’abord
pour pouvoir en parler, mais aussi pour pouvoir la chanter. Ce qui franchement n’était pas une
mince affaire. Aujourd’hui, je me rends compte avec le recul que je ne savais parfois pas trop de
quoi je parlais, … Mais bon, c’était ça l’exercice. Aujourd’hui, je n’écris plus du tout de la même
manière. Quand ça tombe, ça tombe. Je ne choisis pas mes sujets en vérité. Toutes les chansons que
j’ai « gardées », que je finis par chanter et enregistrer ont été écrites d’une traite, en un jour, deux
au max … Je ne choisis pas vraiment. Bref …
Il en fallait bien un qui écrive, un qui se mette à chanter, et je n’ai jamais arrêté ! »
Extrait interview Barthab «Inventée»